CES 2019 : ce jouet intime féminin gagne un prix... avant de se le faire retirer !

Un sextoy a été récompensé par un prix d’innovation robotique au Consumer Electronics Show de Las Vegas, avant que le prix ne lui soit finalement retiré en raison de sa prétendue obscénité. Dans un billet publié sur le blog de sa société, la fondatrice de l’entreprise à l’origine du produit a poussé un coup de gueule, s’interrogeant sur le sexisme dans le milieu de la tech.

Le mardi 8 janvier, le CES (Consumer Electronics Show) ouvrait ses portes à Las Vegas. Une polémique est rapidement née autour du plus grand salon high tech, qui a visiblement une dent contre les sextoys féminins. En effet, comme le rapporte le HuffPost, un prix en innovation robotique a été remis au sextoy Osé, produit par l’entreprise Lora DiCarlo, avant de lui être finalement retiré.

Ce sextoy féminin a été fabriqué pour retranscrire "toutes les sensations de la bouche humaine, de la langue et des doigts". Son objectif est de permettre à ses utilisatrices d’atteindre l’orgasme sans utiliser les mains.

Le CTA (Consumer Technology Association), organisation à l’origine du CES, estime qu’il peut tout à fait disqualifier un produit s’il représente "un danger pour la sécurité ou le bien-être de qui que ce soit". Selon lui, le sextoy Osé ne rentrait pas dans la catégorie "Robotique et Drone" et n’était donc pas éligible au prix. 

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"Des règles différentes pour les entreprises et les produits en fonction du genre des clients"

Dans un billet publié sur son blog le mardi 8 janvier, Lora Haddock, fondatrice de l’entreprise ayant conçu le produit, a contesté la décision de l’organisation en expliquant en quoi le sextoy rentre dans la catégorie. "Osé fait l'objet de huit brevets en attente et est le résultat de prouesses techniques en biomimétisme et robotique", a-t-elle expliqué. "Notre équipe est constituée de femmes ingénieures LGBTQ qui sont de vraies génies (et de quelques hommes formidables) qui travaillent sur tous les aspects de ce produit - notamment un docteur en génie mécanique spécialisé en science des matériaux [...] Osé appartient clairement à la catégorie Robotique et Drone - et les experts du CTA sont d'accord."

Lora Haddock estime qu’il y a un "double standard en ce qui concerne la sexualité et la santé sexuelle". La fondatrice de l’entreprise s’interroge sur un éventuel sexisme dans le milieu de la tech : "Alors qu'il y a des produits sexuels et pour la santé sexuelle au CES, il semblerait que l'administration de ce salon applique des règles différentes pour les entreprises et les produits en fonction du genre des clients". Avec son billet, la créatrice de Lora DiCarlo relance un débat qui fait rage depuis plusieurs années dans le secteur. Son coup de gueule a quoi qu’il en soit eu un impact positif : d’après le site Frandoid, le stand de l’entreprise au salon est "assailli de visiteurs".

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