Tabassées pour avoir refusé de s'embrasser dans un bus, elles racontent leur agression

L'image est choquante et elle a fait le tour du web : un couple lesbien a été agressé dans un bus à Londres par un groupe d'hommes, pour avoir refusé de s'embrasser devant eux. Une semaine après, elles témoignent pour la première fois à la télévision britannique.

"Pour les hommes, nous ne sommes que des objets sexuels" dénonce Melania Geymonat. Âgée de 28 ans, la jeune femme et sa compagne Chris, 29 ans, ont été victimes d'une agression homophobe à bord d'un bus à Londres. Une photo choquante de leurs visages ensanglantés a été publiée sur les réseaux sociaux, et n'a pas manqué de susciter les réactions.

Une semaine après leur agression, les deux jeunes femmes ont tenu à raconter leur version des faits. "Ils ont commencé à se comporter comme des hooligans, en nous demandant de nous embrasser pour qu'ils puissent regarder", raconte douloureusement Mlle Geymonat. Face à leur refus, les quatre agresseurs s'en sont pris à Chris, en commençant à lui asséner des coups. Rapidement, Melania Geymonat tente de s'interposer mais non sans prendre des coups à son tour. "J'ai été frappée, la vue de mon sang m'a étourdie et je suis tombée en arrière", raconte la jeune femme. Devant l'arrivée de la police, le groupe d'hommes a pris la fuite après avoir volé leurs effets personnels.

Quatre adolescents interpellés

Dès le vendredi soir, quatre personnes avaient été interpellées : des adolescents, âgés de 15 à 18 ans. Placés en garde à vue pendant plusieurs heures, ils ont été libérés sous caution samedi matin.

"Ils sont venus vers nous en premier lieu parce qu'ils nous voyaient comme des objets sexuels", avance Melania Geymonat. "Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive, en rendez-vous ou avec une petite amie, que des hommes soient excités en nous voyant". "C'est ce qui m'énerve le plus", regrette la jeune femme, "que la violence soit devenue banale."

À lire aussi
Pourquoi les gauchers ont droit à une journée internationale ce 13 août ?

Une semaine après les faits, les blessures des deux jeunes femmes s'estompent mais le traumatisme lui, est toujours là. Lorsqu'un journaliste britannique lui demande si elle se sent toujours en sécurité au grand jour, Chris répond évasivement : "quoiqu'il en soit, j'ai plus confiance en moi parce que je sais maintenant que je sais me défendre".

Related:

 
Post a Reply

Poll of the Week