Nouvelle-Zélande : un congé payé pour les victimes de violences conjugales

La Nouvelle-Zélande fait partie des pays où il fait bon vivre, de par ses nombreux jobs à offrir par exemple. Malgré cela, quelques ombres au tableau demeurent.

Le mercredi 25 juillet 2018, le parlement néo-zélandais a pris une décision radicale. Ils ont voté une loi qui vise à donner un congé payé aux femmes victimes de violences conjugales. L'Australie et les Philippines ont déjà instauré cette règle, la Nouvelle-Zélande a donc décidé de prendre le même chemin.

Un pays touché par les violences conjugales

Selon certaines statistiques, la Nouvelle-Zélande fait partie des pays ayant un fort taux de violences conjugales. L'homicide familial est deux fois supérieur comparé au Canada, à l'Australie et à la Grande-Bretagne. Il était donc nécessaire que le gouvernement fasse quelque chose. Ainsi, la loi des congés payés a été votée par 63 voix contre 57. Le député Vert Jan Logie a déclaré "mettre fin à la violence et obtenir de l'aide sans avoir à s'inquiéter d'une éventuelle perte de leur emploi", avant d'ajouter que "c'est une victoire pour les victimes, pour les employeurs et pour la société". C'est donc un soulagement que cette loi soit passée, puisqu'un rapport publié en 2017 par la Family Violence Clearinghouse a informé que le pays avait atteint un taux-record en 2016 au sujet des violences familiales, avec 8000 plaintes supplémentaires. 

Grâce à ce congé d'une durée de 10 jours, les victimes pourront prendre les mesures adéquates pour fuir leur foyer et/ou prendre toutes leurs dispositions, qu'elles concernent un déménagement, la recherche d'une nouvelle école pour les enfants ou le portage de l'affaire en justice.

Les partis conservateurs tiennent toutefois à prévenir des possibles contrecoups d'une telle mesure : "Les employeurs vont se mettre à scanner les candidates en se demandant si elles risquent d'être victimes de violences conjugales parce qu'au final, cela affectera leur activité". Car si la loi a changé, il faut aussi que les mentalités évoluent.

En 2017, une étude révélait qu'en France, une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales, et qu'en 2016, 123 femmes ont été tuées sous les coups de leur conjoint. Il ne serait donc pas surprenant que cette loi arrive chez nous.

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