"On fait le procès des Juifs" : la phrase polémique de Patrick Balkany

Depuis plusieurs semaines, Patrick Balkany est sous les projecteurs de tous les médias français qui suivent avec attention le procès qui vise le politicien et son épouse, Isabelle, actuellement hospitalisée après une tentative de suicide.

En ce mois de mai 2019, le couple Balkany fait face à la justice pour deux chefs d'accusation. Le premier concerne une enquête pour blanchiment d'argent et corruption, le second est une procédure pour fraude fiscale. 

Ce 23 mai, Patrick Balkani a été interrogé au sujet du premier chef d'accusation, concernant les montages financiers mis en place afin de cacher l'existence d'une villa aux Antilles. Mais cette demeure aurait été financée avec de l'argent reposant à l'abri, en Suisse. 

D'après l'ex-député, cette fortune n'était autre que l'héritage de son père devenu riche en travaillant dans le prêt-à-porter. Une fortune détenue par la société Belec, appartenant à monsieur Balkani, qui se trouve être une entreprise étrangère. Sur ces faits, le président du tribunal correctionnel a demandé à l'accusé s'il acceptait "la qualité de fraudeur fiscal au regard de la loi ?".

Évidemment, la réponse de Balkani fut négative, l'accusé assurant que sa société étant étrangère, le taux de l'impôt sur la fortune était 3 % supérieur à celui qu'il aurait normalement dû payer : "Le fraudeur fiscal que vous me dites être a finalement payé plus d'impôts par le biais des sociétés qui détenaient ces maisons que s'il avait été nommément propriétaire".

Mais le maire LR de Levallois-Perret n'a pas arrêté là sa plaidoirie, se lançant dans une tirade sur une justice antisémite : "Le fisc français n'a pas été spoilé. La spoilation, nous et ma communauté, nous savons ce que c'est (...). J'ai surtout l'impression aujourd'hui qu'on fait le procès des juifs qui, après la Libération, ont pris leurs dispositions". 

À lire aussi
Scandale de Koh Lanta : Denis Brogniart raconte son audition par la police

Ces propos ont, en toute logique, provoqué une vague de réaction au sein du tribunal, mais également sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, cette phrase jugée indécente a été démontée par les internautes : "Ignoble procédé, se cacher derrière la Shoah. Plus rien ne m'étonne de cette crapule. Il finira pas remonter au Big Bang pour se dédouaner", ou encore : "C'est vraiment lamentable la façon dont les voyous Balkany utilisent la case "les Juifs ont beaucoup souffert" comme excuse. Un hors sujet sidéral".

Si au tribunal la justice n'est pas encore faite, sur Twitter la sentence est irrévocable. 

 

Related:

 
Post a Reply