Mika se confie sur le harcèlement qu'il a subi à l'école

Dans son enfance et son adolescence, Mika a dû faire face à des situations de harcèlement scolaire, de la part d’une enseignante puis de ses camarades de classe. Le chanteur s’est récemment confié, dans l’émission Suite Parentale, sur le calvaire qu’il a vécu.

Le mardi 6 novembre, l’émission Suite Parentale, diffusée sur France 4, évoquait le problème du harcèlement à l’école. Pour l’occasion, l’animatrice Agathe Lecaron a recueilli les témoignages de plusieurs personnalités, et notamment celui du chanteur Mika.

Interrogé à l’hôtel Vernet à Paris, le juré de The Voice a expliqué avoir été victime de harcèlement scolaire dès l’âge de 8 ans. Enfant, l’interprète de Popular Song a toujours caché « la réalité de ce qu’il se passait », à commencer par la pression qu’il subissait de la part d’une enseignante.

À lire aussi
Mika va intégrer... le musée Grévin

« Elle avait décidé que c'était moi, que c'était moi qu'elle allait harceler. J'étais mis sur une chaise, où je devais attendre pendant une heure, deux heures, sans bouger. Je demandais d'aller à la toilette, je n'avais pas le droit, et je faisais pipi sur ma chaise » explique l’artiste de 35 ans à propos des agissements de son ancienne professeure. À cause de cette situation, Mika s’est totalement isolé et s’est retrouvé « seul à l’école, seul en rentrant de l’école, seul à la maison ». 

Des violences qui s’accentueront au collège

Au collège, le chanteur a dû faire face à d’autres souffrances à cause du racisme et de l’homophobie de ses camarades de classe. Là encore, Mika gardait tout pour lui. « C'étaient des gens de mon âge dans ma classe. Ils m'appelaient le Libanais, le pédé. Pas seulement avec des mots, mais avec des trucs, des objets, des canettes, des cailloux, que je recevais sur la tête » raconte-t-il.

Pour échapper à cette situation, le musicien a usé de diverses techniques, à commencer par celles « d’arriver cinq minutes en retard » et de se cacher. Mika a par ailleurs développé des troubles de l’apprentissage « très sévères et très sérieux ». « Je n'écrivais plus, je lisais très mal. Et j'avais honte de le dire à ma famille, à mes parents, parce que c'est comme si je n'étais pas assez normal » confie le chanteur, qui a heureusement réussi à surmonter ces épreuves extrêmement douloureuses, en grande partie grâce à sa musique. « J'aimerais bien vous dire que je n'ai pas de cicatrices, mais ce serait un mensonge, bien-sûr que j'en ai » a-t-il cependant conclu.

Related:

 
Post a Reply