Le Grand Journal : Harry Roselmack n'a ''pas vocation à être un militant afro''

Après sa tribune déplorant le retour de la France raciste publiée dans Le Monde cet après-midi, Harry Roselmack était l'invité du Grand Journal ce mardi 5 novembre sur le plateau duquel il a approfondi ses propos. 

"La France raciste est de retour". Voici le constat sans appel que Harry Roselmack a dressé dans une tribune publiée dans Le Monde de ce mardi 5 novembre. Ce soir, il était l'invité d'Antoine de Caunes pour revenir sur ses propos autour de la table du Grand Journal

"Tant que l'on laissera ces peaux de Banania traîner dans nos cerveaux..." 

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Ces derniers temps, il ne se passe pas une semaine sans que des manifestations de racisme fassent la une des journaux. En principale ligne de mire, Christiane Taubira qui a entre autres dû essuyer des remarques désobligeantes de la part d'une ex-candidate FN la comparant à un singe, ou encore des manifestants royalistes scandant le slogan "Y'a bon Banania, y'a pas bon Taubira"

Face à de tels événements Harry Roselmack a décidé de prendre la plume ce mardi 5 novembre pour dénoncer ce qu'il considère comme "un héritage des temps anciens, une justification pour une domination suprême et criminelle : l'esclavage et la colonisation". "Ce qui me chagrine, c'est le fond de racisme qui résiste au temps et aux mots d'ordre, pas seulement au sein du FN, mais au plus profond de la société française", écrit-il dans le quotidien avant de conclure par une image très parlante : "Tant que l'on laissera ces peaux de Banania traîner dans nos cerveaux, des glissades et dérapages vers l'injure raciste sont à craindre. Surtout par les temps qui courent, avec cette crise qui alimente la xénophobie de son bien étrange carburant : la jalousie envers plus mal loti que soi"

"Ce soir je parle, après j'arrête"

Invité sur le plateau du Grand Journal, il est revenu sur cette tribune qui a fait l'effet d'un pavé dans la mare. "Je suis très mal à l'aise avec cette posture. Ce soir je parle, après j'arrête. Je n'ai pas vocation à être un militant afro, un militant anti-racisme", a-t-il voulu préciser avant de commencer. 

Et alors que les ministres français estiment que le journaliste de TF1 a tort dans ses propos et que la France n'est pas raciste, Harry Roselmack a soutenu : "On en revient à nier au noir sa place au sein du genre humain, à le bestialiser, et plus grave: la société ne réagit pas", avant d'expliquer : "Je ne dis pas que Marine Le Pen est raciste, je dis simplement qu'on n'a pas le droit de tromper les gens en faisant croire que le racisme n'existait pas". 

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