Retour du ras-le-bol fiscal : oubliez la baisse d'impôt mais dites bonjour à de nouveaux impôts

Alors que le gouvernement avait annoncé des baisses d'impôt et une diminution de la pression fiscale sur les Français, il semblerait qu'il veuille désormais faire marche arrière au risque de provoquer un ras-le-bol fiscal.

En attendant la baisse partielle de la taxe d’habitation pour une partie seulement des Français, ces derniers risquent d'être néanmoins confrontés prochainement à de nouvelles mesures fiscales qui vont faire grincer des dents.

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À l'approche du budget annuel, Bercy semble avoir voulu réaliser un lot de petits arrangements qui ne vont une fois de plus pas aller dans l'intérêt de ceux qui payent. Alors que l’économie donne quelques signes de ralentissement, le gouvernement cherche de quoi renflouer les caisses de l'État et a décidé pour cela de rogner sur plusieurs niches fiscales comme celles réservées aux entreprises pour le mécénat, ou encore aux secteurs du BTP, de la chimie et de la métallurgie pour lesquels le taux réduit de taxes sur les carburants va être supprimé.

Une taxe sur les transactions de biens d'occasions d'une certaine valeur pourrait également voir bientôt le jour rendant ainsi certaines ventes sur des sites comme Leboncoin, imposables. On apprend également que le CITE (Crédit d'impôt pour la transition énergétique) ne sera finalement pas modifié en prime, et que la fiscalité des brevets va également se durcir. 

Pour assombrir encore un peu plus le tableau, le report de quatre points de baisse de charge annoncé sur le Smic ne devrait plus être appliqué janvier prochain, mais plutôt en octobre 2019.

Enfin, s'il faut néanmoins garder "une bonne nouvelle" parmi toutes ces mesures, le gouvernement a décidé de renoncer à la suppression de l'exit tax, mais de modifier toutefois une règle qui la vide en partie de sa substance. Alors qu'il fallait autrefois à un particulier qui s’expatrie attendre 15 ans pour revendre les parts de son entreprise s'il voulait éviter de de payer l’exit tax, il n'aura désormais plus qu'à attendre deux ans. 

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