Gilets jaunes : les violences policières dénoncées en Europe

Cette semaine, le Parlement européen a condamné l'usage disproportionné de la force dans les manifestations, pointant plus spécialement les agissements de la police française envers les Gilets jaunes.

En adoptant ce jeudi 14 février un texte visant à dénoncer par 438 voix pour, 78 contre et 87 abstentions, "le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques", le Parlement Européen de Bruxelles a semble-t-il voulu adresser un message en filigrane au gouvernement français.

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En effet, cette semaine, les députés européens étaient invités à se positionner sur le "droit de manifester pacifiquement", et n'ont pas manqué de mêler à leurs discussions la façon dont était gérée la crise des Gilets Jaunes par la police en France, même si les débats ne ciblaient pas un état membre en particulier.

La France, pointée du doigt par Bruxelles ?

Dans ce texte, le Parlement Européen a par ailleurs exigé des forces de l'ordre qu'elles n'aient pas "un recours excessif à la force et à des détentions arbitraires à l’encontre de manifestants pacifiques". Une pique à peine voilée envers la loi dite "anti-casseurs" votée le 5 février dernier par la France qui permet à la police de faire usage d'armes et dispositifs "à létalité réduite", comme des lanceurs de projectiles à impact cinétique, les grenades de désencerclement ou des grenades lacrymogènes instantanées.

"Il n'y a qu'en France, en Pologne et en Grèce qu'il y a un usage sans limite de ces instruments qui (...), selon les équipes médicales, causent des blessures de guerre", a pour sa part déploré au micro de BFMTV, l'eurodéputé écologiste français Yannick Jadot, qui a dénoncé l'usage de ces armes non-létales par les forces de l'ordre pour faire face aux gilets jaunes.

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