Quel est l'impact d'un rail de cocaïne sur la planète ?

Dans toutes les étapes de "sa vie" la cocaïne provoque des dégâts considérables sur l'environnement et la biodiversité. De la production à la commercialisation, découvrez l'impact écologique d'un rail de cocaïne.

La cocaïne, c'est mauvais pour la santé. À ce stade rien de très surprenant. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est l'impact écologique d'un rail de cocaïne sur l'environnement. Eh oui, la cocaïne aussi a son bilan carbone, et croyez-nous il est loin d'être écolo ! En effet, consommer de la cocaïne ne vous engage pas que vous. Une étude révèle que le cycle de production puis de marchandisation de la poudre blanche aurait un impact désastreux sur l'environnement. On vous explique.

La production

Pour commencer, intéressons nous au cycle de production. D'après la chercheuse Liliana Davalos, qui s'est penchée sur le cas de la Colombie pour son étude, un gramme de cocaïne produit conduirait à quatre mètres carrés de déforestation, et donc de mise en péril de l'exceptionnelle biodiversité des pays dans lesquels elle est produite. Selon une estimation de la chercheuse, qui prend en compte le nombre de gramme produit en moyenne rien qu'en Colombie, le bilan serait de 100 000 hectares déboisés par an.

Rajoutez à cela les herbicides nécessaires à la pousse de la coca (la plante utilisée pour la cocaïne), sans oublier les quelques 20 millions de litres d'acétone, 13 millions de litres d'essences, et 81.000 litres d'acide sulfurique nécessaires annuellement pour extraire les substances psychotropes, et vous obtenez un cocktail ultra-néfaste pour l'environnement et la biodiversité. De plus, du fait de l'illégalité de cette activité, ces produits toxiques ne sont ni conservés, ni déplacés dans des locaux appropriés pour être traités. Ils sont quasi-exclusivement laissés sur place, à la merci des intempéries, ou bien rejetés directement dans les rivières.

Le transport

Une fois le produit transformé dans son état final, il faut entamer la phase de commercialisation. Pour cela, la première étape est le transport de la marchandise. Déboisement, transport routier, voire par hélicoptère, pour sortir des régions reculées dans lesquelles se situent la plupart des productions, qui sont d'ailleurs souvent des zones protégées. On vous laisse imaginer les émissions carbone. Et ce n'est pas fini : mettez aussi dans la balance les herbicides anti-coca qui sont répandus par le gouvernement colombien dans sa lutte contre les trafiquants, et le déboisement consécutif à la migration permanente des producteurs d'un point à un autre.

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La commercialisation

Enfin, dernière étape, la commercialisation. Pour commercialiser leur marchandise, les trafiquants mettent en place de véritables réseaux qui transportent la cocaïne à travers le monde. Voitures, bus, trains, avions, selon Liliana Davalos, la cocaïne colombienne pourrait parcourir jusqu'à 10.000 km avant d'arriver à ses consommateurs les plus éloignés. Le tout évidemment en plusieurs voyages. Une sacré empreinte carbone.

Finalement, de la production à la répression, en passant par le transport et la commercialisation, nombreuses sont les étapes qui participent aux inévitables dégâts de la cocaïne sur l'environnement et la biodiversité.

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