Pourquoi le prix des fruits et légumes flambe-t-il cet été ?

À cause de la canicule qui a sévi ces derniers jours, le prix des fruits et des légumes s'est littéralement envolé. Une hausse qui n'est pas tout à fait justifiée selon la fédération Légumes de France.

5,50 euros le melon, 8 euros le kilo de tomates… Vous l'aurez certainement constaté ces derniers temps en faisant vos courses, le prix des fruits et des légumes a grimpé en flèche en même temps que les fortes chaleurs... 

Un épisode caniculaire qui n'explique cependant pas tout

Jacques Rouchaussé, président de la fédération Légumes de France, suspecte les distributeurs de réaliser de larges bénéfices sur le dos des producteurs. "Pour le melon aujourd'hui, ça oscille entre 40 et 60 centimes au niveau du producteur, alors quand on en voit 5,50 euros, pour moi c'est inadmissible", s'insurge-t-il au micro de France Info. "Il y a quand même une déconnexion par rapport au prix réel que devrait payer le consommateur", estime ce dernier qui voit dans cette hausse des prix un déséquilibre de l'offre et la demande.

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"Si le prix, au niveau du producteur, est très bas il faut également qu'il soit bas au niveau du consommateur. Parce que sinon ça ne favorise pas la consommation", poursuit-il. "On a fait des relevés de prix, et on a épinglé quelques enseignes de la grande distribution comme Auchan et Intermarché qui, parce qu'il faisait chaud et que la demande était forte, avaient gonflé leurs prix", s'indigne le président de la fédération Légumes de France.

L'autre fait scandaleux pour Jacques Rouchaussé est que les fruits et légumes en provenance de l'étranger (achetés logiquement moins cher par la distribution) se retrouvent également vendus à prix d'or dans les supermarchés ou sur les étales des marchés. "On a aussi fait le constat qu'aujourd'hui, alors qu'on est en pleine période de production de tomates, vous trouvez des têtes de gondole dans la distribution avec des tomates polonaises. On marche sur la tête !", se fâche Jacques Rouchaussé qui voudrait que lorsque les consommateurs voient ces produits d'origine étrangère, ils s'abstiennent tout simplement de les acheter pour favoriser l'économie locale.

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