Un ours "funambule" obligé de faire des numéros indignes dans un cirque français (VIDEO)

Après le SOS du refuge de la Tanière pour accueillir les ours Bony et Glasha, toujours détenus par un particulier dans le Perche vendômois, c'est l'association nationale One Voice qui dépose un recours en référé "contre l'inaction du préfet" face à l'utilisation scandaleuse de ces animaux.

Les images sont profondément choquantes. Elles nous proviennent d'un cirque dont les propriétaires sont bien connu des associations de défense de la cause animale. Ce propriétaire de Chauvigny-du-Perche dans le Loir-et-Cher possède encore deux ours qu'il utilise à des fins de spectacle, dans un cirque pour des numéros totalement indignes pour ces animaux.

Des images glaçantes

Dans ces terribles images, on peut voir un ours "funambule", muselé, sans défense, perché sur fil, qui doit porter tout son poids pour effectuer acrobaties et cabrioles, devant un public insouciant de l'état de stress visible de l'animal. L'ours, tremblotant, éprouve toutes les difficultés du monde à effectuer les figures imposées par son dresseur. Il s'agit là clairement de maltraitance animale.

Une situation d'urgence

Cette vidéo pose clairement la question du traitement de ces animaux sauvages, qui ne sont pas faits pour être domestiqués. Pour Muriel Arnal, présidente de l'association nationale One Voice"après le sauvetage de l'ours Mischa, il y a urgence à intervenir pour soigner Bony et Glasha, les deux autres ours encore chez ce particulier à Chauvigny-du-Perche." Une urgence qui a conduit One Voice a déposé ce jeudi 7 novembre 2019 un recours en référé devant le tribunal administratif d’Orléans, estimant "que le préfet de Loir-et-Cher ne prend pas les mesures qui s’imposent."

Un recours en référé

"Quand on voit comment Mischa en quelques semaines a pu reprendre du poids et de l'énergie et qu'il manquait de soins appropriés, on ne peut que s'inquiéter pour les deux ours qui sont encore à Chauvigny. C'est pourquoi, nous déposons un recours en référé en demandant le retrait du certificat de capacité du propriétaire, le retrait de son autorisation d’ouverture et que les deux ours lui soient retirés pour être soignés", explique Muriel Arnal.

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Contactée ce jeudi, la préfecture assure que les courriers-réponses sont partis ce jeudi à l'intention du directeur du refuge et de la vétérinaire, avec l’éventualité d’une réponse qui pourrait elle aussi être rendue publique ce lundi 11 novembre.

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