"J'appelle ça de l'intimidation" : ce que Booba et Kaaris ont dit à la police pendant leur garde à vue

Des sources policières ont rapporté au Parisien les déclarations deux deux rappeurs pendant leur garde à vue.

Booba et Kaaris ont rapidement été placés en garde à vue après leur altercation dans les couloirs de l'aéroport d'Orly, le 1er aout dernier. Ressortis 48 heures plus tard, les deux ennemis jurés du rap français ont été écroués dans l'attente de leur jugement, finalement prévu le 6 septembre prochain après la demande de report de leurs avocats.

Les rappeurs, qui risquent jusqu'à 7 ans de prison et 100 000 euros d'amende, ont donc donné leur version des faits lors de leur garde à vue. Et ils ont manifestement fait profil bas face aux enquêteurs, comme nous l'apprend un article du Parisien en date du 4 aout. "Je regrette que ça soit arrivé (...) Je fais la différence entre la violence du rap et ma vie réelle, qui est celle d'un père de famille qui s'occupe des siens", aurait notamment expliqué Kaaris.

"Il était debout et me fixait (...). J'appelle ça de l'intimidation"

Même son de cloche du côté de Booba :  "Avec tout ce qui se passe - Vigipirate, les attentats, les militaires -, c'est une mauvaise idée de faire ça dans un aéroport. La preuve, on est tous en cellule". Quant à savoir qui a initié la rixe, les choses sont plus compliquées, les deux rappeurs niant catégoriquement en être à l'origine. "Booba et ses amis ont avancé vers nous en nous disant 'Lève-toi salope, on va baiser ta femme comme dans la chanson' (sic) (...) J'ai répondu en disant 'Je suis là'", aurait raconté Kaaris.

"Il était debout et me fixait (...). J'appelle ça de l'intimidation", a expliqué plus succinctement Booba, qui affirme avoir répondu à un jet de projectile, qui aurait fait dégénérer la situation. "C'est moi qui ai lancé Kaaris, il a eu des paroles que je n'ai pas appréciées. Il y a eu des vidéos où il me menaçait, où il annonce clairement que lorsqu'il me verra seul en vrai, il m'enc**era, me brisera les os et boira mon sang. Tout y est", avance le rappeur de Boulogne-Billancourt.

Booba a porté le premier coup 

L'analyse des bandes de vidéo-surveillance auront au moins appris quelque chose aux enquêteurs : c'est bien Booba qui a porté le premier coup, contrairement à ce que pouvaient laisser penser les premiers témoignages. "A 14h56, constatons l'arrivée d'un pas décidé de Booba, accompagné de Cheick F. (son garde du corps, lui aussi poursuivi). Au même moment, Kaaris se lève de son siège", explique le procès-verbal des policiers. "Kaaris, qui se rend compte que Booba et F. ne ralentissent pas, recule immédiatement pour conserver une distance importante. A 14h56 et 20 secondes, constatons l'accélération de Booba et Cheick F. qui se ruent sur Kaaris, Booba lui porte alors un coup de pied de face."

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