Un journaliste américain s'indigne au sujet de Kev Adams

À l’occasion de la sortie d’Alad’2, un journaliste américain a dit ce qu’il pensait de la nouvelle comédie dans laquelle Kev Adams prête ses traits au héros des Mille et Une Nuits. Dans sa chronique, le critique s’est interrogé sur les raisons du succès en France de l’acteur qui "n’est tout simplement pas drôle" et de ses films "qui sont tous mauvais, à l’exception de Fiston".

Le mercredi 3 octobre, Alad’2, suite de la comédie qui a réuni près de 4,5 millions de spectateurs au cinéma en 2015, est sorti dans les salles obscures françaises. Alors que le long-métrage porté par Kev Adams, Jamel Debbouze et Vanessa Guide devrait logiquement cartonner, il n’a pas vraiment séduit un journaliste d’outre-Atlantique.

À lire aussi
"Gilets jaunes" : l'Egypte interdit leur vente par peur de contagion française

Le critique Jordan Mintzer, qui officie au Hollywood Reporter, a en effet fustigé le film réalisé par Lionel Steketee, qu’il juge "vaguement regardable". "La bonne nouvelle, c'est que ce nouvel Aladin est une très légère amélioration de son prédécesseur, cette fois le réalisateur a décidé de couper la plupart (si ce n'est l'ensemble) des blagues à connotation sexuelle" a notamment écrit le journaliste dans sa chronique assassine. Il ajoute que le film fait partie de ceux que l’on pourrait voir "dans un de ces avions où ils ne diffusent les films que sur un écran au-dessus de la tête", "sans le son".

Un succès en France qui relève du "mystère"

Jordan Mintzer estime que l’humour de ce deuxième volet est "infantile". Le journaliste s’interroge par ailleurs sur "l’inimaginable ascension" de Kev Adams, qui "ne pourrait être expliquée que par Roland Barthes, s’il vivait encore". 

"Le problème principal, qui est identique à celui de toute la filmographie d'Adams (une douzaine de longs métrages), est que l'acteur n'est tout simplement pas drôle. Il est peut-être sympathique auprès des jeunes Français en tant que marionnette aux cheveux vigoureusement gélifiés - ce qui semble être à la fois sa marque de fabrique et sa raison d'être" ajoute le critique à propos du comédien, humoriste, scénariste et producteur de 27 ans.

"Pourquoi et comment ses films, qui sont tous mauvais, à l'exception de Fiston, passable, ont-ils pu rapporter collectivement plus de 100 millions de dollars sur le territoire français ?" se demande ensuite le journaliste. Pour lui, cela relève du "mystère, particulièrement dans un pays comme la France, qui paraît avoir inscrit le bon goût dans son code civil". 

Considérant que le jeu d’Eric Judor est "trop maladroit" et que Jamel Debbouze est "également dépassé dans toutes les scènes" même s’il apporte "une certaine jovialité à l’ensemble", Jordan Mintzer n’a donc absolument pas été séduit par Alad’2. Comme quoi, succès public ne rime pas toujours avec succès critique, loin de là.

Related:

 
Post a Reply